12-8-2026-Afrique Univers Le Président déchu de la Syrie, Bachar el-Assad, a été condamné, mardi 11 août 2026, à la peine capitale par contumace. Il a été reconnu coupable par un tribunal syrien de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis pendant la guerre civile.
Le verdict contre l’ancien homme fort syrien est le premier rendu par les autorités de transition, qui ont entamé une procédure judiciaire contre plusieurs personnalités de l’ancien Gouvernement. Au total, neuf accusés ont été condamnés à mort, dont un, Mohammad Ayman Ayoush, qui est déjà décédé.
En plus de Bachar el-Assad, son frère Maher Hafez el-Assad (réfugié en Russie) a été condamné à mort par contumace, leur cousin Atef Najib, ancien chef de la Sécurité politique à Deraa - Sud de la Syrie - seul à comparaître devant le tribunal, a été condamné à mort par pendaison.
Au temps du règne de l’ancien régime, Atef Najib avait ordonné l’arrestation puis la torture à mort de nombreux adolescents de la ville, ainsi que la répression des premières manifestations anti-régime.
Dans le même élan, les autorités de transition ont également condamné à la peine capitale l’ancien Ministre de la Défense Fahd al-Freij et Louay al-Ali, ancien chef des Services de renseignement militaire dans la province de Deraa.
Faut-il le rappeler, l’ancien régime avait fini par céder face à la montée en force de la coalition rebelle regroupant des groupes islamistes qui se rapprochait davantage de Damas en décembre 2024. Bachar el-Assad s’était alors enfui avec sa famille à Moscou. Désormais, les nouvelles autorités demandent à la Russie de les remettre à la justice syrienne.
Ephraïm Aboubacar