30-4-2026-Du 24 au 29 avril 2026, la Colombie et les Pays-Bas ont organisé la première Conférence internationale sur la sortie des énergies fossiles. A cet effet, la ville de Santa Maria en Colombie a accueilli 56 pays d’Europe, d’Afrique, d’Amérique latine et des Caraïbes, ainsi des petites îles du Pacifique.
Une semaine durant, ils ont planché sur les pistes d’accélération de la transition hors du pétrole, du gaz et du charbon. A la clef, un consensus dégagé à travers un rapport détaillant des solutions et des mesures, le mercredi 29 avril 2026, sanctionnant la rencontre internationale.
Les pays ont aussi décidé que ce rendez-vous serait renouvelé. La deuxième Conférence sur la sortie des énergies fossiles aura lieu en 2027 dans l’archipel de Tuvalu, dans le Pacifique. Elle sera organisée en duo avec l’Irlande, comme Santa Marta le fut avec un autre pays européen, les Pays-Bas.
Cette initiative diplomatique, à laquelle a participé la France et l’Union européenne, mais pas les Etats-Unis, la Chine et l’Inde, acte l’échec du processus onusien à aborder de front cette question centrale dans la lutte contre le dérèglement climatique. Elle ouvre plutôt la voie à une démarche alternative dans un contexte multilatéral fragmenté.
Le sommet sur la sortie des énergies fossiles est né de la frustration face aux négociations onusiennes (les COP annuelles), où toute mention directe des énergies fossiles se heurte depuis deux ans au veto de nombreux pays. Ceux-ci, qui comptent les grands producteurs mondiaux, étaient absents à Santa Marta. Ce sont notamment les Etats-Unis, la Chine, l’Arabie saoudite, la Russie et les pays du Golfe.
Abdoul Kader Soumahoro