31-8-2026-Afrique Univers La 17ième Conférence des Parties (COP17) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification s'est tenue du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie. Au cours de cette importante rencontre internationale, la Côte d’Ivoire a été désignée, jeudi 27 août 2026, pour conduire l’initiative africaine contre la dégradation des sols.
Une désignation consécutive à un projet de coalition africaine contre l’exploitation minière illégale et la dégradation des terres présenté par le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique. Cette lourde responsabilité intervient dans un contexte fortement marqué en Côte d’Ivoire par l’orpaillage illégal dont l’ampleur et les conséquences écologiques ont amené les autorités à sortir le grand jeu.
Le Ministre Abou Bamba déclarait, en effet, que l’exploitation minière artisanale et à petite échelle dévaste les terres, empoisonne les cours d’eau, détruit les forêts et menace la santé ainsi que les moyens de subsistance de milliers de populations. À juste titre, il a appelé à la mutualisation des actions en vue d’une réponse unie structurée et durable à ce fléau dont les conséquences vont au-delà des frontières nationales.
Les pays africains ont manifesté un grand intérêt pour le projet ivoirien et l’ont officiellement adopté. À travers une déclaration d’engagement rendue publique en Mongolie, ils ont approuvé cette initiative portée par la Côte d’Ivoire, sous le leadership du Président de la République, SEM. Alassane Ouattara.
L’initiative ivoirienne affiche une ambition claire : engager une lutte farouche contre l’exploitation minière illégale et la dégradation des terres. À la clef, des actions collectives co-signées dans la déclaration, qui soutiennent une coopération transfrontalière renforcée ; la protection et la restauration des terres ; les communautés affectées ; la mobilisation des partenaires et des ressources ; et enfin qui soutiennent le suivi, la transparence et à la responsabilité.
L’approbation collective des pays africains est la preuve éloquente de ce que les actions du Gouvernement ivoirien contre l’orpaillage illégal sont légitimes, d’autant qu’elles vont servir de bréviaire pour la lutte sans merci que les pays africains ont décidé de mener ce fléau. L’objectif est clair : bouter les orpailleurs illégaux loin des sites occupés et procéder à la restauration des sols détruits.
À l’échelle mondiale, la désertification et la dégradation des terres affectent 40% de la superficie terrestre et les menaces sont nombreuses. Parmi elles figure l'orpaillage illégal contre lequel la Côte d’Ivoire a déclaré la guerre.
Par Abdoul Kader Soumahoro